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Réalisation d'un roman photo en classe de sixième par Jauffray Vigne

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La réalisation d’un roman-photo

 

 

I) Présentation générale du projet

 

Ce projet est réalisé avec une classe de 6e en éducation civique :    

Programme Education Civique

Partie III : L’Habitant (30% du temps consacré à l’éducation civique).
Thème 1 : L’organisation de la commune et la décision démocratique

 Toute collectivité a besoin d’une organisation politique. L’équipe municipale prend   les décisions qui concernent la commune et l’ensemble de ses habitants

 Ce thème est abordé par une étude de cas : visite à la mairie, rencontre avec un élu, projet municipal, enquête publique 

Dans ma progression, ce chapitre d’éducation civique fait suite à celui du programme d’Histoire sur la démocratie Athénienne.

 

Objectifs : Réalisation d’un reportage / roman-photo à la suite de la visite de la mairie de Noyelles-sous-Lens pour :

  • Travailler autrement, diversifier les pratiques avec les élèves, source de motivation.
  • Ancrer les connaissances des élèves sur le sujet.
  • Permettre aux élèves de raconter une histoire qu’ils ont vécue (à partir des notes prises souvent trop rapidement et dans des conditions peu aisées lors de la visite).
  • Redonner toute sa place à la sortie scolaire dont le réinvestissement en classe n’est pas toujours à la hauteur du temps de préparation, des démarches administratives réalisées et parfois du budget engagé. La sortie scolaire doit être au service du cours et non pas une parenthèse (ludique) dans le déroulé de l’année scolaire.
  • Travailler et évaluer des compétences variées.

 

Les compétences :

La réalisation du reportage / roman-photo est un travail d’écriture permettant de travailler et d’évaluer les compétences :
1 (domaine Ecrire)
5 (Lire et employer différents langages, Pratiquer diverses formes d’expression)
6 (connaître les principes et fondements de la vie civique et sociale)
7 (Etre autonome, S’intégrer dans un projet collectif)

 

 

II) Un roman-photo ?

Le premier roman-photo date de 1947 et a été publié en Italie. Son ancêtre est le cinéroman qui a connu son apogée durant les années 1930 et 1940. Les cinéromans étaient composés d’images légendées extraites de films à la mode. C’est en province qu’ils étaient particulièrement populaires car ils permettaient de "voir" les derniers films malgré la rareté des salles de cinéma. En 1948, un an à peine après la parution du premier roman-photo italien, des Français s’inspirent de l’idée et créent la revue Nous deux, qui se vend d’emblée à 250 000 exemplaires.

De nombreuses vedettes y ont participé : Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Ornella Mutti, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dalida, Mireille Mathieu, Alain Souchon…

Au fil des décennies, les romans-photos évoluent avec les progrès techniques de l’imprimerie : la couleur, d’abord réservé à la couverture s’étend ensuite à toutes les pages.

 

III) Le déroulé du projet en classe

La réalisation d’un roman-photo ne présente pas de difficultés techniques majeures : un appareil photo numérique, un logiciel de traitement de texte ou de présentation (Word ou Power Point) et/ou un logiciel de retouche d’images (PhotoFiltre) suffisent. Les photos doivent être le plus expressive possible afin d’éviter d’alourdir les dialogues dans les bulles. Le découpage et le scénario doivent eux aussi être efficaces pour pouvoir réaliser un travail assez concis.

Le roman-photo est un récit en images, une histoire visuelle, associant images et textes. Il présente beaucoup de points communs avec la bande dessinée mais aussi avec le cinéma (notion de plan, de cadrage, scénario, découpage, bulle, case, planche…). Ce vocabulaire commun peut faire l’objet d’une étude préalable avec les élèves (et pourquoi pas en collaboration avec les collègues de français, CDI, arts plastiques).

 

Le travail en classe se découpe en plusieurs étapes :

  1. Préparation de la visite de la mairie et élaboration avec les élèves du questionnaire à remplir sur place (Quel est le nom du maire ? Pour combien de temps est-il élu ? est-il payé ? nombre d’adjoints ? rôle du conseil municipal ? etc...)
  1. Sortie mairie : prise des photos et réponse au questionnaire
  1. De retour en classe : Les élèves ont à leur disposition les photos prises lors de la sortie. Ces photos sont présentées sur une feuille, sans ordre apparent, ne respectant pas la chronologie de la sortie. Répartis en binômes, les élèves doivent les sélectionner (éviter les doublons, les photos mal cadrées ou celles où ils ne sont pas en valeur) et réaliser le récit de la visite, en replaçant toutes les informations apprises grâce aux questions posées sur place ; pour cela ils découpent et collent les photos dans des cases pour former un montage et un enchainement cohérent permettant de raconter la visite, tel un story-board. La description et le récit sont placés sous les photographies. Certains élèves utilisent d’eux-mêmes des bulles pour agrémenter leur production et d’autres colorient les éléments les plus importants des photographies et en réalisent une légende comme en témoignent les quelques exemples .

         En pièces jointes : exemples 1 2 3

  1. Une séance est ensuite employée à la correction collective du «story-board», avec la reprise des meilleures idées, des meilleurs textes ou enchainements. Un « récit/reportage /story-board » final est alors réalisé. Il va servir de base pour la réalisation du roman-photo. (A noter que l’expérience peut s’arrêter à cette étape, l’élaboration par les élèves de ce récit mettant déjà en œuvre de multiples compétences d’écriture et de travail de groupe)
  1. Le professeur réalise lui-même le roman-photo (le réaliser en salle pupitre avec une classe de 6e demanderait trop de temps et trop de compétences en matière informatique) permettant d’intégrer des effets comme des gros plans, des retouches de photo en fonction du cadrage  etc…
  1. Présentation du roman-photo aux élèves et explication du vocabulaire (cartouche, planche, case, bulle d’expression, bulle de pensée….). Voir exercice . Ce travail est indispensable et permet de gagner du temps pour la réalisation d’un futur projet ayant la bande dessinée comme support. Ce travail peut être envisagé en collaboration avec un professeur de lettre ou le documentaliste.

           En pièce jointe : l'exercice

                      

  1. Les élèves doivent enfin compléter le roman-photo  (travail par groupe de niveau de 2, 3 ou 4 élèves). Le travail s’effectue en 45 minutes (Tous les groupes ont fini le travail dans le temps imparti.). C’est ce travail final qui est évalué. Selon le niveau des groupes, les élèves disposent :
    1. D’un roman-photo sur lequel des bulles sont déjà complétées tout au long des planches afin de les guider et d’offrir une armature au récit. Les élèves doivent écrire les bulles et cartouches vides pour que le récit garde sa cohérence et incorporer les connaissances notées sur le story-board.
    2. D’un roman-photo sur lequel des bulles sont déjà complétées mais uniquement sur les 3 premières planches, afin d’engager le travail plus facilement. Les élèves doivent écrire les bulles et cartouches vides et incorporer les connaissances notées sur le story-board.
    3. D’un roman-photo entièrement vierge. Seule consigne : tout compléter en incorporant les informations apprises lors de la visite et replacées sur le story-board.

 

  1. Une correction est faite afin de réaliser sur informatique un unique roman-photo (qui est transmis à la mairie et mis en ligne dans l’espace numérique du collège). C’est cette production qui est présentée par la suite.

 

 

IV) Premières constatations

Cette expérience a été menée dans un temps maitrisé : 5 heures (sans compter la visite en elle-même) et peut être réalisé en 4 heures si la correction générale du story-board n’est pas réalisée. Le temps de préparation du roman-photo en lui-même reste assez long pour obtenir un résultat parlant, efficace et esthétique (les retouches des photos sont nombreuses).

Au niveau des élèves, l’adhésion au projet et l’implication en classe ont été totales. Ils « aiment bien », trouvent ça «marrant », « très intéressant ». Le remplissage des bulles de pensées revient souvent comme quelque chose de très positif. « C’est pas difficile » (avis noté par le groupe constitué des élèves les plus faibles de la classe), « Ecrire dans des bulles, c’est mieux que sur le cahier ». « C’est comme une bd mais c’est sur nous ». « On invente des phrases mais on invente rien ». « Ça oblige de s’entendre pour noter les choses ». « On retient mieux ». « On crée nous même une bd qui nous apprend des choses »… Placer l’élève dans le rôle de l’acteur et du scénariste a vraiment plu.

 

Lors du travail d’écriture du roman-photo les stratégies mises en place par les élèves pour aboutir au résultat final ont été diverses et souvent très intéressantes :

  • Un groupe (le plus faible) s’est tout d’abord réparti les feuilles, comme si chacune d’elle était indépendante. Cette erreur a vite été réparée. Ce même groupe m’a souvent demandé « on a le droit de mettre ça ?» surtout concernant les bulles de pensée, espace plus réservé à la création et à l’imagination.
  • Un groupe a réalisé un brouillon avant de noter dans les bulles. Mais pour la majorité des groupes les bulles ont été écrites directement après discussion sur son contenu.
  • Quelques groupes ont préféré laisser vide les bulles qui leur semblaient les plus difficiles à remplir pour y revenir à la fin et y placer les dernières informations qu’ils n’avaient pas encore évoquées. Ainsi les allers-retours dans les différentes planches ont été nombreux pour chaque groupe, l’écriture ne s’est pas faite de manière linéaire, preuve de la volonté de ne pas se répéter ou oublier des éléments importants.
  • Tous les groupes ont coché au fur et à mesure les informations mises dans le roman-photo et qui étaient obligatoirement à replacer depuis le story-board (nom du maire, nombre d’adjoints…)
  • Le vocabulaire spécifique découvert lors de la visite est bien employé pour la plupart des groupes. Les connaissances sont vraiment bien ancrées dans l’esprit des élèves
  • L’orthographe reste un souci, les fautes sont très nombreuses.

 

Jauffrey Vigne, collège Pierre Brossolette, Noyelles-sous-Lens

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Liens concernant le socle

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